Etudes ADN environnemental

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30 avril 2021

Plusieurs cours d’eau du Pas-de-Calais sont fréquentés par des espèces de poissons amphihalins, qui ont besoin de pouvoir migrer entre la mer et l’eau douce afin de réaliser l’ensemble de leur cycle biologique. Leurs déplacements sont souvent rendus difficiles voire impossibles, par les obstacles à la migration en travers des cours d’eau et des canaux (barrages, seuils, écluses de navigation…). Ces dernières années et notamment depuis 2015, conformément à l’article L214.17 Alinéa 2 du Code de l’environnement, d’importants aménagements ont été réalisés dans le département en faveur de la continuité écologique. L’arasement d’ouvrages et la création de dispositifs de franchissement ont permis de restaurer la libre circulation piscicole et le transit sédimentaire.

Afin d’apprécier l’efficacité des travaux de rétablissement de la continuité écologique, mais aussi dans un souci d’amélioration de la connaissance, conformément au PDPG (Plan Départemental pour la Protection des milieux aquatiques et la Gestion des ressources piscicoles du Pas-de-Calais, 2018-2022) et au PLAGEPOMI (Plan de Gestion des Poissons Migrateurs du bassin Artois-Picardie, 2015-2021), plusieurs suivis biologiques complémentaires concernant les espèces migratrices amphihalines ont déjà été mis en place : réseau de suivi par pêche électrique, études télémétriques, stations de comptage, suivis des frayères…

C’est dans ce cadre qu’est intervenue la Fédération de Pêche du Pas-de-Calais en 2020, avec la réalisation d’inventaires piscicoles via le déploiement de l’analyse de l’ADN environnemental. Cette méthode a été sélectionnée pour son approche non intrusive, rapide, nécessitant uniquement un prélèvement d’eau, et relativement exhaustive pour un linéaire échantillonné.

Vous retrouverez ainsi les rapports complets en téléchargement libre ci-dessous.